GO4ZERO – Nouveau four (Obourg) – L’étude des incidences environnementales démontre la haute valeur ajoutée sur le plan environnemental et la pertinence des choix technologiques opérés par Holcim

6 Mai 2022
 

Ce mercredi 4 mai 2022, Holcim Belgique organisait une réunion d’information à l’intention des citoyens intéressés des communes de Mons, Soignies, Jurbise et Le Roeulx. Les conclusions de l’étude des incidences environnementales relatives à la construction et à l’exploitation de son nouveau four à Obourg dans le cadre du projet « GO4ZERO » ont été détaillées par le bureau Sertius. La direction d’Holcim Belgique a, quant à elle, présenté la dernière version du projet et les mesures prises pour répondre adéquatement aux conclusions et recommandations de l’étude d’incidence.

 

Depuis la présentation du projet GO4ZERO, lors de la réunion d’information préalable du 15 septembre 2021, le projet a donc fait l’objet d’une étude exhaustive et approfondie de ses incidences environnementales (air, eau, bruit, paysage, mobilité…), réalisée par le bureau indépendant Sertius, agréé par le Service public de Wallonie. Cette étude confirme la pertinence des solutions technologiques qui seront mises en œuvre par Holcim (procédé « voie sèche » au lieu de la « voie humide », oxycombustion pour la capture future du CO2, mesures anti-bruit, traitements des fumées, etc.). Elle démontre la haute valeur ajoutée du projet sur le plan environnemental et en particulier sa contribution significative à la réduction des émissions spécifiques de gaz à effet de serre (réduction de 28% du CO2 dès 2026 pour la seule usine d’Obourg, avec l’ambition d’atteindre la neutralité carbone avant 2030).

 

Les conclusions et mesures prises pour rencontrer les recommandations de l’étude d’incidence peuvent être résumées comme suit :

  • Les dispositifs de traitement des effluents gazeux (filtres à manches, laveur de gaz, SNCR, oxydateur thermique…) garantiront le respect des nouvelles valeurs limites d’émission (VLE) qui seront renforcées à cette occasion par l’agence wallonne de l’air et du climat (AWAC). Point d’innovation majeure à l’échelle mondiale, le four sera conçu pour permettre la concentration future du CO2, phase préliminaire à sa capture / valorisation.
  • Les odeurs, déjà réduites actuellement, seront maîtrisées par la couverture des stocks et l’installation de filtres à charbon actif sur leurs évents.
  • Depuis les premières versions du projet, la hauteur de la tour de préchauffage du four a été réduite de 10m (130m au total), ce qui améliore l’insertion du projet dans le paysage (industriel depuis plus de 110 ans). Un bardage de couleur neutre sera choisi et les éclairages de sécurité seront limités au strict nécessaire.
  • Le bruit sera réduit par rapport à la situation actuelle, pour rencontrer les normes qui seront aussi renforcées, grâce à la conception adéquate des installations en amont et l’ajout des équipements et dispositifs spécialement adaptés pour l’atténuer fortement (bardages « double peau » sur les bâtiments, dispositifs « silencieux » sur les ventilateurs et la cheminée, capotage des convoyeurs à bande, etc.). Un soin particulier est également porté aux équipements de voie pour réduire les émissions sonores liées aux mouvements de trains sur le site (de 5 à 6 par journée, dans chaque direction), en collaboration étroite avec les acousticiens d’Infrabel. Enfin, les carrières situées au nord du site cesseront d’être exploitées.
  • La consommation d’eau sera considérablement réduite (de plus de 80%), grâce entre autre au passage au procédé « voie sèche », ce qui entraînera une réduction très nette du pompage en carrière et une surveillance de leurs niveaux d’eau. La qualité des eaux résiduaires répondra à toutes les normes de rejet.
  • La sélection et le pré-traitement des déchets destinés à la valorisation énergétique et/ou minérale (matière première ou combustible alternatifs pour le four) obéissent déjà à des procédures rigoureuses (acceptation préalable sur échantillon, analyses à la réception, gestion des refus en cas de non-conformité…). La volonté est d’opérer le four en limitant au strict nécessaire les apports en combustibles et matières premières non renouvelables.
  • Les pollutions historiques ponctuelles au niveau des sols sont surveillées et sous contrôle ; le chantier de construction du nouveau four sera l’occasion de les traiter. Les mesures préconisées en matière de prévention des pollutions seront mises en œuvre (étanchéités des réservoirs, dispositifs de rétention, contrôles réguliers…) avec l’aide de sociétés spécialisées et sous la surveillance de l’Administration régionale.
  • La consommation spécifique d’énergie nécessaire à la production du clinker sera considérablement réduite : - 36% d’énergie thermique grâce au passage de la voie humide à la voie sèche, 75% des besoins électriques du nouveau four couverts grâce à une installation turbine-vapeur pour la récupération de chaleur perdue et mise en œuvre des dernières technologies d’économie d’énergie des équipements de process. Le site pourra également bénéficier d’une production d’énergie verte grâce à des fermes flottantes de panneaux photovoltaïques sur les anciens lacs au nord du site.
  • Une fois la nouvelle ligne de cuisson mise en service, la mobilité à proximité du site sera très peu impactée (personnel stable et transport routier sensiblement équivalent). Sur le canal, 2 barges par jour au lieu d’une sont prévues.

Un accompagnement spécifique est cependant prévu pour la durée du chantier (plusieurs centaines d’ouvriers et superviseurs seront présents quotidiennement pour la construction des nouvelles installations). Près de 70 recommandations seront prises en compte pour en limiter les nuisances : organisation du covoiturage, dispositifs sonores de recul des véhicules, engins adaptés, travail de jour, logement des ouvriers hors chantier avec navettes organisées, mesures d’économie d’énergie…).

  • Pour la biodiversité, le dialogue avec le DNF (Département Nature & Forêts) a abouti à prévoir le déplacement de plants sensibles ainsi que la protection ou le réaménagement des habitats et sites de reproduction pour la faune.

 

Pour rappel, la procédure concerne aussi la démolition du four existant et le renouvellement du permis pour les installations de broyage. Le dossier comporte également le déclassement du chemin du Pont d’Haine (traversant le site) sur lequel porte également l’enquête publique en cours. Ce dossier fait l’objet d’une procédure d’instruction spécifique dans la continuité de l’enquête publique, tout comme l’exploitation de la nouvelle carrière de Vaulx.

 

L’initiative de cette réunion citoyenne informelle – elle ne fait pas partie des formalités obligatoires de la procédure de permis unique – a été prise pour relayer l’information complète par ailleurs disponible pour consultation au service de l’Urbanisme de la Ville de Mons et des trois autres communes concernées (Jurbise, Le Roeulx, Soignies).

 

En guise de conclusion de cette réunion d’information citoyenne, M. Vincent MICHEL, directeur du projet GO4ZERO, résume ainsi : « Avec le projet GO4ZERO, Holcim (Belgique) concrétise son ambition d’être leader en matière de construction durable (Building progress for people and the planet). L’étude des incidences environnementales confirme la pertinence de nos choix technologiques et des options que nous prenons pour produire dans le futur proche des ciments et bétons toujours plus en ligne avec les enjeux climatiques et environnementaux. »

 

Contact : M. Vincent Michel – vincent.michel@holcim.com – 0478 30 04 30

Communiqué de presse (pdf, 164.85 KB)