Le ciment : Le petit frère d’Obourg grandit

24 Juin 2019

Notre Terminal Ciment dans le port d'Anvers ne passe pas inaperçu avec ses imposants silos de 50 mètres de haut, même entre ses grands voisins Katoen Natie et Zuidnatie. Outre Obourg, Anvers est le seul site de ciment de LafargeHolcim en Belgique. Peter De Caluwe, Operations Manager, et son équipe ont donc une vrai mission : croître, en fonction des mouvements au sein de notre groupe.

 

Sur le site de notre Terminal Ciment anversois, les camions font un va-et-vient incessant. Il y a, en moyenne, entre 30 à 50 camions par jour. Soit ils livrent des matières premières pour les produits qui sont fabriqués au Terminal, soit ils viennent enlever des produits finis qui partent ensuite chez nos clients en Belgique, parfois aussi aux Pays-Bas.
Les erreurs sont impossibles : chaque camion à charger possède un numéro de chargement et lors de son arrivée, il reçoit un badge avec lequel il peut être chargé uniquement au bon quai de chargement. Les camions qui livrent les matières premières ou le ciment déchargent dans les silos d’accueil de la station de mélange ou dans les silos d’accueil de la station de déchargement.
Notre Terminal Ciment anversois dispose également d’un quai de déchargement qui lui permet d’être approvisionné par navigation intérieure ou maritime. Au moment de notre visite, il y avait par exemple un navire en provenance d’Allemagne avec un nouveau stock de scories, l’un  des ingrédients des produits-ciment finis. « Cette fois-ci, il s’agissait d’une cargaison d’environ 1000 tonnes », explique Peter De Caluwe pendant la visite guidée. « Le déchargement de ce navire dure environ six heures. » Nous voyons le chargement de scories disparaître directement dans l’un des silos gigantesques via un gros tuyau.
 

Back-up

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Le va-et-vient des camions. En moyenne, il y a entre 30 et 50 camions par jour.

Dans le courant de 2017, le Terminal anversois a produit dans les 95 000 tonnes de ciment. Le tonnage traité – tout ce qui entre et sort – totalisait 250 000 tonnes durant cette même année. « Notre site fait également office de dépôt de manutention », explique Peter De Caluwe. « Durant les moments plus calmes en termes de ventes, nos silos sont remplis de ciment venant d’Obourg, afin qu’ils puissent continuer à produire sur leur site. Durant les moments de pics, nous réutilisons les stocks ainsi constitués et notre Terminal fonctionne comme un back-up pour Obourg – en plus de ses activités existantes. »
Chacun des six silos d’Anvers peut contenir jusqu’à 8 000 tonnes de matériaux, ce qui fait donc au total pas moins de 48 000 tonnes, auxquels il faut ajouter un silo de chargement. Il est subdivisé en six compartiments différents de 800 tonnes, afin qu’il y ait jusqu’à six matériaux différents disponibles au chargement sur les trois quais de chargement qui y sont reliés.
Notre Terminal Ciment anversois a été construit au début des années 1990 et faisait alors simplement office de dépôt de manutention. En 2005, le site a subi une montée en gamme, le principal changement portant sur la construction d’une installation de mélange pour la production de ciment. Des tests de lancement ont été effectués et le Terminal n’a effectué que plusieurs petites productions jusqu’en 2008. Toutes les activités de la station de mélange ont alors été mises en attente.
Ce n’est que depuis la fermeture de notre usine de ciment de Haccourt, en 2013, que la station de mélange d’Anvers est revenue sur le devant de la scène. La reprise des activités s’est déroulée en avril 2013, avec le liant ROC STB.« Depuis lors, nous produisons deux types de ciment certifiés – 3A4 et 3B4 – ainsi que trois liants pour notre filiale Geocycle: Dorosol C, Dorodur H50 et Doroport HF », précise Peter De Caluwe.
 

Une petite équipe

Peter De Caluwe a rejoint notre Terminal Ciment d’Anvers en 1999 en tant que docker externe. La présence d’un docker est en effet requise sur le site pour les ‘activités liées à l’eau’.
« À l’origine, nous étions deux », explique Peter. « Moi-même et Roger Aerts, qui était alors responsable. Durant ces années, le site fonctionnait encore principalement comme Export Terminal : deux fois par an, un grand navire maritime venait chercher son chargement, qui  faisait  chaque  fois 40 000 tonnes, en général destiné à l’Afrique. Cette activité a disparu depuis lors. »
Au fil des ans, l’équipe d’Anvers a grandi, surtout après la construction de l’installation de mélange. Dimitri Karnas, Bert Berckelaers et Dylan Peeters sont successivement venus renforcer l’équipe. Guy Jorens a pris la place de Peter en tant que docker, Peter étant lui-même engagé sur base fixe en tant qu’Operations Manager de notre Terminal Ciment d’Anvers depuis 2012.
« Je possède une petite équipe, surtout si on la compare à l’énorme tonnage qui passe ici chaque année. On peut donc qualifier notre emploi de très exigeant. Nous devons veiller à ce qu’il y ait toujours suffisamment de stock. C’est pourquoi il est important de passer les commandes nécessaires à temps et de continuer à garantir la production en effectuant des entretiens préventifs.  Heureusement,  plusieurs  de  nos tâches sont en partie automatisées. Le chargement des camions par exemple : après que le chauffeur a reçu son badge, le reste peut se dérouler sans notre aide. Ou l’installation de mélange : après avoir encodé les bons pourcentages pour la composition d’un ciment déterminé, l’installation et les programmes qui y sont liés font le reste. » Peter tient  à  souligner  qu’il  peut  toujours  compter  sur le soutien du service logistique, du service achats, du helpdesk... de Nivelles. Et sur ses collègues de l’usine et du labo d’Obourg.

 

La sécurité avant tout

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Peter De Caluwe gère son site en bon père de famille. À l’instar de tous nos sites, le Terminal Ciment d’Anvers dispose en effet de son propre labo, qui prélève des échantillons de chaque produit fini afin de les contrôler. Peter et son équipe visent également la perfection en matière de sécurité. Les principales directives en la matière proviennent du groupe et valent pour tous nos sites, mais leur mise en œuvre relève de la responsabilité des équipes locales. À Anvers par exemple, la délimitation des zones de sécurité doit être faite en interne. Peter indique les blocs de sécurité en béton, les piquets et les chaînes qui doivent empêcher les camions de s’approcher trop près du personnel et des installations.
Rien ne semble laissé au hasard : pas de matériaux qui traînent, pas de poussière visible, même tout au-dessus des silos. « Je suis très strict en la matière », explique Peter.
« Le respect de l’environnement et le ‘housekeeping’ sont pour moi deux aspects très importants. Cela commence avec un peu de saleté et avant que vous vous en soyez rendu compte, c’est la pagaille. Donc oui, je continue à marteler que le site doit être propre, dans la mesure du possible bien sûr. Cela reste une usine à ciment naturellement. Mais le chariot de nettoyage doit toujours être ravitaillé. » (rires) L’Operations Manager ajoute également avec fierté que cela fait déjà 2 000 jours qu’aucun accident de travail ne s’est produit sur le site. La sécurité avant tout, telle est la devise à Anvers.